Dédiés à la consommation d’actualité, les « social magazines » agrègent des flux de contenus informationnels pour les mettre en scène à la manière d’un magazine. Utilisant le plus souvent le format RSS, ces interfaces compilent, hiérarchisent et « repackagent » des contenus tiers qui proviennent de producteurs de contenus en ligne — du titre de presse généraliste installé au blog renommé en son domaine d’expertise. Il s’agit le plus souvent d’articles écrits, mais le reportage vidéo (provenant de chaînes d’information par exemple) commence à s’immiscer dans la proposition informationnelle disponible sur ces plates-formes. Elles offrent également une multitude d’« entrées » dans l’actualité, par mot-clés, grâce à une utilisation des métadonnées du flux RSS qui renseignent la description du contenu. Ces plates-formes promettent à l’utilisateur une expérience unique, en lui donnant la possibilité d’agréger les sources de son choix et de déployer un sommaire construit selon ses centres d’intérêt (politique, design, gastronomie…) ; elles lui offrent également la possibilité de consulter tous les contenus provenant des différentes sources en restant dans le même écosystème et le même environnement graphique. Ces plates- formes, adoptées par une audience de taille critique (172 000 visiteurs uniques, par exemple, pour News Republic, en France), promettent généralement aux éditeurs un partage des revenus publicitaires générés par la consultation de leurs contenus sur la plate- forme. Certains services proposent même aux éditeurs d’utiliser ce canal de diffusion supplémentaire pour tester la vente de contenu payant. Ainsi, il semblerait que social magazines et éditeurs cherchent ensemble, via un gentlemen’s agreement, à augmenter le marché. Quelle en est la taille ? De quelles audiences s’agit- il ? Quels sont les enjeux pour les éditeurs de presse ? Comment se structurent les accords de ces derniers avec ces nouveaux interlocuteurs en vue de la monétisation des contenus ? A travers les offres, le positionnement et les modèles économiques de 5 agrégateurs — Feedly, Mobiles Republic, youmag, mais aussi Google Flux d’actu et Flipboard — Satellinet détaille les modèles d’affaires de chacun de ces nouveaux acteurs.
FEEDLY, UNE INTERFACE TÉLÉCHARGÉE 10 MILLIONS DE FOIS
Disponible sur desktop, smartphone et tablette, Feedly se positionne comme un agrégateur de news personnalisable permettant à l’utilisateur de sélectionner ses sources d’information favorites, disponibles via les flux RSS et les API JSON des éditeurs.