Mi-mars, l’ARPP s’est emparé du risque du « greenwashing » dans le secteur publicitaire : cette posture qui consiste pour une marque à mettre en avant des considérations environnementales à des fins marketing sans les mettre en pratique. L’association a lancé une campagne de sensibilisation dans le métro parisien et les gares SNCF partout en France ; preuve que le secteur s’interroge.
Cet article a été rédigé dans le cadre du Social Media Club, cercle d’échange d’expertises entre professionnels sur les thèmes du social media, qui fait partie du Groupe mind.
Le Social Media Club réunit depuis plus de 14 ans les professionnels du social media et de la communication digitale, avec une trentaine de sessions chaque année. L’accès au Social Media Club est compris dans nos dispositifs d’intelligence économique. La première participation est offerte. Pour en savoir plus: Emilie Lagarde [email protected]
Mais en s’associant à Mediatransports et en déployant sa campagne sur des écrans numériques publicitaires, l’autorité de régulation s’est elle même également attirée les foudres de plusieurs internautes, rappelant le gouffre énergétique que représentent de tels dispositifs. En effet, selon un rapport de l’ADEME, l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie, un écran publicitaire LCD numérique consomme 2 049 kWh/an, un chiffre proche de la consommation moyenne d’un ménage français pour l’éclairage et l’électroménager, chauffage exclu (2 350 kWh/an).
Les consommateurs sont de plus en plus sensibles aux arguments écologiques et les publications et rapports – “Convention Citoyenne pour le Climat”, “Pour une loi Évin climat” ou encore “Publicité et transition écologique” – se multiplient pour exiger une plus grande régulation du secteur de la publicité et de ses impacts sociaux et environnementaux.