Quel est votre parcours ?
Je suis ingénieur chez Google, depuis 7 ans, d’origine écossaise. J’ai débuté dans le groupe à Zurich, où Google a ouvert son premier bureau d’ingénieurs en dehors des Etats-Unis en 2005. J’ai participé à son développement : il compte aujourd’hui environ 1 000 collaborateurs. Puis, de 2009 à 2010, en Californie, j’ai travaillé sur Gmail, en tant que responsable de la publicité et de la recherche. Avant d’arriver à la tête de l’Institut culturel, à Paris, en avril 2011.
Juste avant d’arriver en France, vous avez joué un rôle dans le printemps arabe…
Un rôle, c’est beaucoup dire… En janvier 2011, depuis les Etats-Unis, je suivais les nouvelles provenant d’Egypte. J’y étais sensible notamment parce que, en 2007, j’étais responsable des produits Google pour le Moyen-Orient. Lorsque, un jeudi, j’ai appris que les autorités avaient coupé internet, j’étais choqué.