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Pour ne pas affronter frontalement Netflix et Canalplay sur le marché de la SVOD généraliste, les autres acteurs ont opté pour la spécialisation. Le segment jeunesse, en particulier, a éveillé bien des convoitises. Lagardère Active a ainsi lancé Gulli Max (7 jours d’essai gratuit, puis 4,99 € / mois pour 2 500 vidéos et une trentaine d’applications) à l’été 2014, d’abord sous Android, avant que la version iOS voie le jour en octobre 2014. TF1 l’a imité, avec Tfou Max (1 mois d’essai gratuit, puis 2,99€ / mois, pour 3 000 contenus en catalogue), en février 2015. Et la présidente de France Télévisions, Delphine Ernotte, n’a pas caché son intention de créer elle aussi une offre de SVOD. Si son positionnement et la nature de son catalogue n’ont pas été révélés, et quoique Delphine Ernotte la présentait en octobre 2015 au Figaro comme un concurrent de Netflix, le parcours de Julien Borde, directeur délégué de France Télévisions en charge de projet SVOD depuis octobre 2015, pourrait être vu comme un indice : il a commencé sa carrière chez Disney Channel, où il est resté de 1997 à 2005, puis a occupé le poste de directeur unité jeunesse pour France 3 puis France Télévisions, jusqu’en 2012 (sa fiche LinkedIn).
Des contenus jeunesse plus accessibles
La thématique jeunesse présente effectivement bien des attraits. Les contenus y sont souvent moins onéreux que les films et séries qui font le coeur des offres généralistes. “Cette thématique n’a pas souffert de la même inflation des prix qu’ailleurs”, explique ainsi Olivier Abecassis, directeur général d’e-TF1. Notamment parce que le marché jeunesse est plus atomisé que les films et séries, où les grands studios peuvent en partie dicter leurs règles.