Comcast a annoncé en avril dernier une vaste réorganisation de ses activités publicitaires. En quoi consiste-t-elle ?
L’objectif est de répliquer en Europe un modèle qui fonctionne déjà aux États-Unis, en instituant une séparation très nette entre nos activités “médias” – régie, sous-régie – et nos activités technologiques. Au sein de Comcast Advertising, toutes les activités médias, notamment AudienceXpress, qui opère comme une sous-régie, sont donc désormais regroupées sous la nouvelle entité Media Solutions, comme point d’accès unique, tandis que les activités purement technologiques, d’activation data et de place de marché, demeurent chez FreeWheel, structure déjà existante. En Europe, nos activités technologiques sont historiquement plus importantes, puisque FreeWheel, autour duquel a été construit le groupe ici, est avant tout une entreprise technologique. Il y a toujours des synergies entre les entités du groupe Comcast ; FreeWheel, NBCUniversal et Sky, avec la volonté de vendre des offres audiovisuelles multi-écrans dans une approche flexible.
Thomas Bremond
2025 Managing director international, Comcast Advertising
2014 Senior vice president et chief revenue officer international, FreeWheel
2011 Vice président EMEA, Sizmek
2002 Cofondateur, SmartJog
Pourquoi cette évolution ?
Après une douzaine d’années de développement international, nous sommes arrivés à un point où il était devenu essentiel de clarifier ce que nous apportons à nos clients, que ce soit en matière de technologies – côté demande, comme côté offre – ou d’activités médias plus complémentaires. Cette séparation vise à apporter davantage de transparence. C’est un premier point essentiel. Le deuxième, c’est la création d’un pôle global au sein du groupe. Nous avions déjà lancé il y a deux ans un projet commun à l’échelle du groupe, avec NBC, destiné à satisfaire la demande des annonceurs pour des campagnes globales, notamment face à des plateformes comme Amazon ou Netflix : leur empreinte internationale et leurs offres publicitaires leur permettent d’adresser directement une douzaine de pays, ce qui constitue un vrai levier pour eux. C’est là où nous voulons aller. NBC a, depuis, annoncé le spin-off de certaines chaînes câblées, comme CNBC ou MSNBC.