Valérie Morrisson est directrice générale du CESP, association interprofessionnelle qui produit des études et effectue des audits sur les mesures d’audience. Avec les représentants de l’UDA et l’Udecam, elle vient de rencontrer la direction de Facebook France pour la convaincre d’adhérer à l’association et de faire auditer ses outils. Valérie Morrisson explique les contours des discussions, comment le CESP travaille et esquisse la mise en place d’une certification des outils d’adverification au niveau européen.
Quel rôle joue le CESP sur le marché publicitaire ?
Notre organisme a une double mission. Le CESP a été créé dans les années 1950, initialement pour réaliser des mesures d’audience de la presse. Dans les décennies qui ont suivi, les études ont été élargies à l’affichage, à la radio et à la télévision. Mais depuis les années 1980 nous avons déployé une activité d’audit de la mesure d’audience sur tous les supports, avec un tournant en 1993 puisque nous avons changé de rôle, en passant d’opérateur à auditeur.
Cette activité d’audit est aujourd’hui centrale pour le marché, particulièrement en ligne où les acteurs sont multi-formes : en tant qu’auditeur, nous agissons comme tiers de confiance pour garantir que les mesures d’audiences sont rigoureuses, pour in fine que la monétisation des supports s’effectue sur les bases les plus justes possible. Nous commercialisons également des missions de conseil et d’accompagnement.