Xavier Romatet est le président de Condé Nast France, éditeur de Vogue, AD, Glamour, GQ et Vanity Fair, marques médias positionnées majoritairement sur les cibles plutôt féminines et premium. Il présente les résultats du groupe, en léger retrait cette année, explique la nouvelle organisation du numérique, et détaille un projet autour de la data à l’échelon international.
Vous venez d’être nommé vice-président du comité exécutif de CondéNast International. Que signifie cette nomination concrètement ?
A titre personnel, c’est évidemment valorisant de rejoindre le board de Condé Nast International, je le prends comme un honneur, d’autant que nous allons prendre de plus en plus d’initiatives au niveau groupe. Cela fait dix ans que je dirige l’activité en France et cela signifie que notre PDG, Jonathan Newhouse, est satisfait des résultats. Cela montre surtout que la stratégie initiée par Condé Nast France depuis plus de trois ans et qui vise à accélérer fortement sur le digital et la diversification autour de ses marques fortes et premium – Vogue, Glamour, GQ, Vanity Fair, AD… – portent ses fruits.
Comment le groupe encaisse les difficulté du marché publicitaire ? Quels seront les résultats de Condé Nast France en 2016 ?
Le groupe va réaliser environ 100 millions d’euros de revenus en France en 2016, avec une très légère diminution du chiffre d’affaires, sans doute de l’ordre de 2 %. C’est la première année que nous ne sommes pas en croissance. Je considère que c’est un résultat satisfaisant et cela signifie que nos activités ont une forte résilience dans le contexte très difficile du marché publicitaire que l’on connait. Beaucoup de groupes médias ont eu bien plus de difficultés. Il y a eu un ralentissement du marché de la communication en 2016, sans doute à cause des attentats, puis un décrochage assez net en septembre sur le marché de la communication, sans doute à cause de l’attentat de Nice. Cela pénalise les industries du tourisme et du luxe, et a forcément un impact sur leurs activités publicitaires.