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IPG Mediabrands France
Agences, Conseil et achat média, Stratégie marketing
Il reste encore un mois au marché publicitaire avant de boucler l’année, et le mois de décembre est traditionnellement important, mais la tendance ne devrait guère évoluer : 2023 sera une année moins mauvaise que ce que craignaient cet été ses acteurs, selon les dernières prévisions de Magna.
Les trois points à retenir :
- La publicité en France devrait atteindre 5,7 % de croissance en 2023 contre 2,8 % initialement prévue.
- La baisse des revenus publicitaires en TV sera limitée à 1,5 %, celle en presse à 2,6 %.
- Meta superforme le marché avec près de 15 % de croissance attendue.
Après seulement 2 % de croissance en glissement annuel au premier semestre, les investissements publicitaires tous médias confondus ont accéléré ces derniers mois dans l’Hexagone et devraient progresser de 9 % au second semestre. C’est la dernière prévision annuelle que publiera lundi 4 décembre l’institut d’études Magna (IPG Mediabrands). Il prévoit un marché publicitaire global à 18,5 milliards d’euros investis en publicité en France en 2023, en augmentation de 5,7 % en un an. C’était + 5,3 % en 2022.
Les annonceurs des secteurs de l’automobile, du voyage et du retail ont été particulièrement présents en publicité, avec des investissements en progression de plus de 10 %. Dans un contexte d’inflation encore marquée, la concurrence entre enseignes de la grande distribution les a également poussés à augmenter leurs campagnes publicitaires pour mettre en avant leurs promotions et attirer les consommateurs.
Les médias traditionnels sauvent presque leur année
Le rebond des investissements ces derniers mois est notable puisque l’institut tablait en juin sur une croissance globale de seulement 2,8 % en France. Mais ce sont de nouveau les plateformes qui vont tirer leur épingle du jeu. Selon Magna, les revenus publicitaires des très grandes plateformes numériques (Meta, Google, Amazon, TikTok…) devraient progresser de 9,4 % sur l’ensemble de l’année et se situer à 11,5 milliards d’euros.
A l’inverse, les revenus publicitaires des médias traditionnels sont restés globalement stables cette année, avec environ 7 milliards d’euros investis. Dans le détail, la télévision devrait afficher un déclin publicitaire de 1,5 % environ et la presse de 3 %, tandis que la radio est prévue en progression de 2 % et l’affichage extérieur de 5 %.