BMW, Alinea, Amazon, BETC, Canal+, JC Decaux ou encore l’IAB France… Les contrats climat de 134 annonceurs, agences, médias, régies publicitaires et associations professionnelles français sont consultables depuis le vendredi 15 juillet sur le site publicite-responsable.ecologie.gouv.fr, lui-même mis en ligne depuis fin avril par le Commissariat général au développement durable (CGDD), rattaché au ministère de la Transition écologique. Ces derniers avaient jusqu’au 30 juin pour déposer le document formalisant leurs engagements sectoriels et/ou au niveau de l’entreprise pour la transition écologique de leur activité et renseignant les indicateurs de suivi de ces mesures, comme le prévoit l’article 7 de la loi Climat et résilience promulguée le 22 août 2021.
Cette mesure est issue du rapport d’Agathe Bousquet (présidente de Publicis Groupe France) et Arnaud Leroy (alors président de l’Ademe) remis deux mois plus tôt au gouvernement, et avait déjà été proposée par des syndicats de médias comme le SIRTI, pour “appeler à la vigilance sur les interdictions de la loi Climat vis-à-vis d’acteurs dont les revenus publicitaires avaient déjà été fortement fragilisés par la pandémie de Covid-19”, se souvient son secrétaire général, Kevin Moignoux.
Une formalisation des engagements existants
Elle ressemble cependant à une formalité relativement légère, à en croire les entreprises souscriptrices interrogées par mind Media. “Nous n’avons pas attendu la loi Climat et résilience ou les contrats climat pour s’engager dans la transition écologique, par exemple en soutenant par la communication les modèles de véhicules électrique”, avance ainsi Laurent Aliphat, directeur de la création de contenu marketing de Renault. Le constructeur automobile indique ainsi que la plupart des mesures renseignées dans son contrat climat ne sont pas nouvelles, à l’exception de quelques-unes comme la mesure de l’empreinte carbone des campagnes de communication. Une solution devrait voir le jour d’ici le début d’année prochaine, l’annonceur consultant actuellement des prestataires pour l’élaborer.
Même son de cloche du côté de France Télévisions, qui souligne que la rédaction du contrat climat a été l’occasion de “formaliser certaines initiatives qui existaient déjà mais de façon informelle ou qui n’étaient pas mesurées”, souligne Xavière Farrer, sa responsable politique environnement et climat.