Autriche : le ministère de la Femme lance un programme d’aide à la promotion de la femme dans les entreprises

Une politique de petits pas dans un monde du travail très peu féminisé. Comme la plupart des pays européens, l’Autriche n’échappe au débat et aux revendications croissantes sur la place des femmes dans les entreprises. En Autriche, le débat est tout particulièrement épineux, car le modèle éducatif traditionnel, qui privilégie la garde des enfants de moins de 3 ans par la mère, influence fortement le droit du travail et le système de prestations sociales. La femme autrichienne a ainsi la possibilité de s’arrêter jusqu’à trois ans par enfant, ce qui l’éloigne d’autant du monde du travail et diminue le niveau moyen des salaires féminins. Selon l’enquête annuelle sur la situation des femmes dans le management des entreprises (Frauen.Management.Report 2012), réalisée par la Chambre du Travail de Vienne, 43,7 % des 200 plus grandes entreprises autrichiennes n’ont aucune femme présente dans leur direction et leur conseil de surveillance. Pour le reste de ces 200 entreprises, une majorité, les effectifs féminins se limitent à 5,1 % des postes de direction et 11,2 % des postes dans les conseils de surveillance. Face à cela, le ministère de la Femme et de la Fonction publique ainsi que les organisations syndicales, mènent un combat difficile pour améliorer la situation des femmes dans le monde du travail. Le monde de l’économie, via la Chambre autrichienne de l’économie, organisme qui chapeaute les différentes fédérations patronales, continue à bloquer sur l’introduction de quotas légaux pour les femmes. La ministre Gabriele Heinisch-Hosek doit donc procéder par petits pas. Fin 2011, elle a commencé par imposer un quota de femmes de 25 % dans les conseils de surveillance des entreprises publiques. L’objectif devra être atteint courant 2013. Puis il sera relevé à 35 % à l’horizon 2018. Par ailleurs, les administrations publiques seront soumises à une règle de préférence à l’embauche en faveur des femmes. Cette préférence restera la règle tant que l’effectif féminin n’aura pas atteint les 50 % de l’effectif total. De leur côté, les syndicats ont placé l’amélioration des conditions salariales des femmes au cœur des négociations collectives en 2011. Et ce, avec un certain succès, puisque la plupart des accords collectifs négociés depuis l’année dernière reconnaissent désormais au moins 10 mois de congé parental (sur 24 mois) comme temps de travail. Cette reconnaissance va se répercuter sur le calcul des augmentations salariales et des retraites des femmes. 
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de 25 % dans les conseils de surveillance des entreprises publiques. L’objectif devra être atteint courant 2013. Puis il sera relevé à 35 % à l’horizon 2018. Par ailleurs, les administrations publiques seront soumises à une règle de préférence à l’embauche en faveur des femmes. Cette préférence restera la règle tant que l’effectif féminin n’aura pas atteint les 50 % de l’effectif total. De leur côté, les syndicats ont placé l’amélioration des conditions salariales des femmes au cœur des négoci

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