Expérience client, quel modèle pour l’agence de demain ?

Image à la une de l'article Expérience client, quel modèle pour l’agence de demain ?
5 000 fintech dans le monde et presque autant de nouvelles façons d’aborder l’expérience client dans le secteur financier. Dès lors, quel modèle suivre et comment se repérer dans le labyrinthe de la "user experience" (UX) ? Eléments de réponse avec Magdeleine Bourgoin, chief of staff chez VMware.
Cet article vous est proposé gratuitement par la rédaction.
Lancez votre essai gratuit de 15 jours pour découvrir l’ensemble de nos contenus

Les clients des banques veulent être chouchoutés. 43 % des utilisateurs des fintechs ont été convaincus par ces nouveaux services qui facilitent énormément l’ouverture d’un compte. C’est la toute première raison citée par les sondés de l’étude du cabinet EY, FinTech Adoption Index. Encore et toujours, l’expérience client devient décisive – si ce n’est vitale – pour les banques. Ces dernières l’ont bien compris et fourmillent d’initiatives.

Première cible de la “révolution UX” : l’agence bancaire. Et quoi de mieux que la robotisation pour accélérer, automatiser et fluidifier le parcours client ? Au Liban, Audi Bank développe cette approche depuis cinq ans. Dans un espace au design épuré et futuriste, les clients accèdent à des écrans tactiles pour consulter les offres et y souscrire. Ils bénéficient également d’espaces privés pour discuter par visioconférence avec un conseiller. Un mix réussi entre espaces publics et privés, entre technologie et humain.

Personnalisation de l’expérience

De l’autre côté du globe, au Brésil, Bradesco mise aussi sur la robotisation de ses agences avec la “Bradesco Next” qui alterne espaces “lounge” – à l’image du concept store de la BNP “2 Opéra” – et murs d’applications pour effectuer des virements ou des simulations. À chaque fois, l’accent est mis sur la personnalisation de l’expérience. Les clients sont reconnus, les offres proposées sur les écrans adaptées et les applications évoluent en fonction des profils.

Cette course à la robotisation ne devra pas oublier pour autant l’humain ! Selon PwC, 90 % des clients souhaitent discuter de vive voix avec un conseiller avant des opérations financières importantes. Pour garantir cet équilibre entre humanisation de la relation et robotisation des échanges, je suis persuadée que l’agence de demain sera à deux faces, véritablement “bionique”.

Les agences se robotiseront pour les opérations courantes comme Bradesco, et laisseront place à des espaces « experts » destinés aux clients importants et aux opérations plus complexes à l’image de ce que fait la britannique Barclay’s pour ses agences françaises. Ces nouvelles agences bioniques allieront ainsi robotisation, intelligence artificielle et expertise humaine à forte valeur ajoutée.

La banque se vit comme un « app store »

Comme Audi Bank et Bradesco, de nombreuses banques ont testé, ces dernières années, des “agences du futur”. Une constante dans toutes ces innovations : les murs d’applications. Le modèle de l’application mobile est si ancré dans les habitudes des clients que, désormais, les banques doivent également s’y mettre. Mais cela dépasse l’agence physique.

Il devient indispensable de développer de véritables « stores » d’applications bancaires dans lesquels les clients viennent piocher. Jusqu’alors, les banques se contentaient de dupliquer, sur mobile, le modèle du site web centralisateur et parfois tout sauf intuitif et ergonomique. Cette vision est dépassée. L’application devient le canal privilégié de la relation client et doit se plier aux nouveaux usages. On pourrait caricaturer en affirmant : “un service = une application”. Cette stratégie présente également un atout clé : il devient dès lors plus facile de s’associer avec une fintech en incluant son service au sein de l’app store de la banque.

Méthode DevOps

Cette métamorphose prend une nouvelle fois appui sur l’infrastructure informatique avec deux conséquences majeures : les responsables informatiques devront être capables de gérer en continu les mises à jour de leur panel d’applications mais aussi d’en développer de nouvelles de plus en plus vite. C’est la raison pour laquelle la méthode DevOps doit davantage se développer dans les banques. Cette méthodologie vise à aligner le travail des équipes de développement (les “dev”) qui font évoluer le système d’information et celui des équipes opérationnelles (“ops”) chargées des applications. Une bonne manière de ne pas se laisser déborder par la vague fintech mais, au contraire, de la transformer en atout pour remodeler l’expérience de leurs clients.

Vous avez une information à nous partager ?
Nos autres services
Research
La réalisation d'études sur-mesure : benchmark, panorama, newsletter personnalisée, contenus en marque blanche.
En savoir plus
Formations
Nos formations & masterclass : des formats courts pour le management, le coaching de dirigeants, la montée en compétence de profils junior.
En savoir plus
Events
Des conférences d'une demie journée dédiées aux problématiques du secteur et ouvertes à l'ensemble de l'écosystème.
En savoir plus
Ce que vous devez absolument lire cette semaine
Les contenus essentiels de la semaine sélectionnés par la rédaction.
Voir tout
Santander s’offre Webster pour étoffer ses dépôts aux États-Unis
Le groupe bancaire espagnol Santander a annoncé le 3 février l’acquisition de Webster Financial Corporation, la maison mère de la banque américaine Webster Bank...
4 février 2026
Pierre-Éloi Acar : “Plus de la moitié des utilisateurs de Bling l’utilisent comme compte principal”
Lancée fin 2023, la néobanque Bling s’adresse aux clients fragiles, avec la promesse d’un compte sans frais d’incident. En 2024, elle a introduit un service d’avance de fonds gratuit, l’un des...
4 février 2026
Varo boucle sa Série G de 123,9 millions de dollars malgré ses pertes
Après une année 2025 difficile, le challenger états-unien Varo a bouclé une Série G de 123,9 millions de dollars valorisant la société à 1,1...
3 février 2026
Amundi accélère sur la distribution digitale
En ligne avec son plan stratégique 2025-2028 présenté en novembre, Amundi accélère sur le numérique. À l’occasion de la publication de ses...
3 février 2026
Les articles les plus consultés du mois sur mind Fintech
Ce sur quoi les lecteurs cliquent le plus le mois dernier.
Ce sur quoi les lecteurs cliquent le plus le mois dernier.
1
SocGen AI perd son directeur général un an après sa création
Moins d'un an après la création de SocGen AI, son directeur général Nicolas Méric a quitté Société Générale, a appris mind Fintech. Ce départ intervient alors que l'entité vient de livrer ses...
19 janvier 2026
2
LCL lance une banque en ligne pour les pros
La nouvelle offre de banque en ligne pour les pros L by LCL est intégrée à la banque et interconnectée à ses systèmes d’information, mais dotée de son propre core banking system. Objectif...
20 janvier 2026
3
Banque de détail : la grande bataille de la relation client
L’adoption des banques en ligne et challengers s’accélère tandis que la notion de banque principale se délite. Pour augmenter les points de contact et les revenus par client, le marché se met en...
28 janvier 2026
4
Facturation électronique : 8 mois pour conquérir le marché
Menace pour les banques, opportunité pour les plateformes de gestion financière… Derrière l’avènement de la facturation électronique en 2026, la réforme rebat les cartes de la gestion des flux...
14 janvier 2026
5
DCC2 : une année décisive pour les acteurs du BNPL
La nouvelle directive européenne relative aux contrats de crédit à la consommation (DCC2) s’appliquera à partir de novembre 2026. Les acteurs visés doivent donc engager les chantiers de mise en...
14 janvier 2026
6
Après des débuts timides, le pay by bank mise sur Wero et les régulateurs
L’initiation de paiement en open banking, rendue possible en 2019 par la DSP2, n’a connu qu’un développement timide. Mais l’amélioration des parcours, de nouvelles réglementations en sa faveur et...
21 janvier 2026