“Comme pour toute la santé numérique, le Covid a permis une prise de conscience pour essayer de travailler à distance et limiter les activités chronophages, qui nécessitent la présence du patient. Aujourd’hui, nous pouvons réellement parler d’un marché du e-consentement”. Ce constat, dressé par Nesrine Benyahia, fondatrice et CEO de DrData, est en train d’être fait par de nombreux autres acteurs.

À l’image de Docaposte, qui après avoir promu sa solution de « e-consentement RGPD » et racheté la solution easy consent de Calimed Santé, vient de lancer une offre globale intégrant le consentement éclairé aux soins. Dès 2021, la filiale du groupe La Poste affichait ses ambitions : faire adopter sa solution par 440 établissements d’ici 2024 (soit 20% des établissements publics et privés à but non lucratif en France). Aujourd’hui, sa solution dédiée au « e-consentement RGPD » est déployée au CHU de Lille et dans 35 établissements du Nord de la France. « Certains d’entre eux vont en 2023 également adopter la partie « consentement médical éclairé », confie Frédéric Suant, directeur produit e-consentement chez Docaposte. Pour l’heure, à l’échelle nationale, « plusieurs établissements de santé ont déjà adopté la solution easy-consent, d’autres sont actuellement en cours de discussion », ajoute Frédéric Suant, sans en préciser le nombre.
« Nous allons passer rapidement d’un rapport 90-10, comme actuellement, à un rapport 10-90, en termes de répartition entre le papier et l’électronique. »
Dr Hubert Méchin, président de l’AFCROs
Du côté de la recherche clinique, où le consentement du patient est également requis (voir encadré), le “e-consent” présente de nombreux avantages.