Création de plusieurs bureaux régionaux par Le Figaro, lancement du magazine TV et divertissement Diverto par la presse régionale, création de la newsletter multi-régionale Essentielle dans les grandes agglomérations… l’information locale et régionale suscite de plus en plus d’intérêt. Y compris par des investisseurs. Rodolphe Saadé vient ainsi il y a quelques mois d’acquérir le groupe La Provence-Corse-Matin via CGA-CGM, tandis que Xaviel Niel détient depuis 2020 le groupe Nice-Matin, deux entreprises qui ont pourtant des difficultés structurelles à asseoir leur modèle économique.
Nos entretiens avec des éditeurs de PQR
Nicolas Sterckx (Groupe Sud-Ouest) : “On ne s’interdit pas de sortir de notre territoire régional via certaines verticales” (notre entretien)
Jean-Louis Pelé (Groupe Nice-Matin) : “Nous visons une progression de nos revenus de 15 % en 2023” (notre entretien)
Gabriel d’Harcourt (Groupe La Provence-Corse Matin) : “L’objectif est d’augmenter de 20 à 30 % nos audiences en ligne dès 2023” (notre entretien)
1) S’appuyer sur l’intérêt des annonceurs pour le local
Au-delà d’une image parfois surannée, de tensions économiques dans leur modèle, et même de lourdeurs dans leur transformation numérique, les médias locaux et régionaux possèdent des atouts pour les marques. « Plus de 93 % des communes françaises ont moins de 100 000 habitants et que plus de 3 français sur 4 vivent dans des communes de moins de 50 000 habitants. En parallèle, les médias locaux sont ceux auxquels les Français accordent la plus grande confiance : l’attachement est fort, avec un taux de 80 % selon l’IFOP », souligne Corinne Abitbol, directrice générale du pôle Marketing science au sein d’Omnicom Media Group France.