Molotov, qui propose une plateforme d’agrégation de contenus télévisuels accessibles en direct et en replay, était ces derniers mois à la recherche d’un appui extérieur pour donner un nouveau souffle à son projet. La trentaine de millions d’euros levés depuis la création de la société en 2013 – notamment auprès des fondateurs Jean-David Blanc, Pierre Lescure, Jean-Marc Denoual, mais aussi Idinvest, Orefi (Jacques-Antoine Granjon), Jaïna Capital (Marc Simoncini), Sky, TDF, etc. – ont été en large partie utilisés au développement technique et produit (avec plus d’une soixantaine de salariés) et au versement des rémunérations aux chaînes distribuées sur sa plateforme.
Altice : un nouveau rôle de distributeur vidéo
La structure tentait depuis début 2018 de lever une nouvelle fois des fonds, Jean-David Blanc, son principal fondateur, avait indiqué en mars à BFM TV chercher “jusqu’à 50 millions d’euros”. Des discussions infructueuses ont eu lieu auprès d’acteurs institutionnels et différents goupes industriels, France Télévisions, TF1 et Orange, notamment. C’est finalement Altice / SFR qui a annoncé mercredi 30 janvier avoir entamé des négociations exclusives pour son entrée majoritaire au capital de Molotov, via une augmentation de capital – souscrite également par les actionnaires déjà présents.
Le groupe télécom et média (SFR, Libération, L’Express, RMC, BFM TV, Teads, SFR Presse…) va acquérir 60 % du capital, selon Le Monde. Pour cela, il va injecter « quelques millions d’euros » en cash, selon les propos de Jean-David Blanc aux Echos, l’opération incluant une valorisation des synergies et des contenus qui seront apportés à Molotov – sans doute dans une large proportion.
De nombreuses synergies et apports respectifs possibles
Car l’objectif d’Altice est bien d’ajouter une brique dans sa stratégie de convergence entre contenus, publicité et capacités de distribution.