La vingtième édition de l’Observatoire de l’e-publicité du SRI réalisé par PwC en partenariat avec l’UDECAM, en juillet dernier, a pour la première fois intégré dans son périmètre l’audio numérique. Si sa part ne représente, pour l’instant, que 0,5 % des 2,264 milliards d’euros de revenus publicitaires au premier semestre 2018 (soit 4,8 millions d’euros), sa croissance a été évaluée à 9,7 % en six mois (lire sur notre site). Et elle devrait s’accélérer sous l’effet de l’émergence nouveaux acteurs, et d’autres plus établis. Google ayant par exemple annoncé en mai 2018 ouvrir sa DSP DoubleClick Manager à la publicité audio.
Les chiffres français restent cependant en-deçà de ceux du marché américain, où la publicité audio numérique génèrait déjà 1,6 milliard de dollars de revenus en 2017 (près de 2 % du marché américain de la publicité en ligne), en hausse de 39 % en un an, selon l’IAB US. Plus près de nous, le marché britannique est lui aussi plus mature : 50 % des campagnes réalisées sur l’audio numérique sont déjà achetées en programmatique, estime d’ailleurs Leroy Shillingford, directeur général de la régie publicitaire audio Dax France (groupe Global Radio). “Notre régie réalise à elle seule 300 campagnes par an au Royaume-Uni, soit l’équivalent du nombre de campagnes programmatiques que mène l’ensemble du marché français de l’audio digital sur une année”, souligne-t-il.
À quels défis doit répondre le marché français pour développer les investissements en audio programmatique ? mind Media a interrogé l’éditeur NRJ Group, les régies Dax France, Stay Tuned Ads et Targetspot, les adtech AdsWizz, Audion, Soundcast et Triton Digital, ainsi que les agences médias Havas Media et Publicis Media pour identifier les bénéfices et les freins de ce mode d’achat dans la publicité audio numérique.
Améliorer la mesure de l’audio numérique pour mieux le monétiser
Si ses supports numériques n’ont pas remplacé la consommation classique de l’audio – près de 43 millions de Français écoutent toujours la radio linéaire, avec une moyenne de près de trois heures chaque jour, selon les derniers chiffres de Médiamétrie -, ce type d’écoute se démocratise.