Le fichier robots.txt du Figaro interdit les robots sur une dizaine d’URL spécifiques et plus de 200 sur l’ensemble de son site, dont une vingtaine sont liés à des finalités d’intelligence artificielle… Quelles sont les règles qui entourent ces interdictions ? Comment le groupe choisit-il d’interdire ou non certains robots ?
Nous avons entrepris une démarche de reprise en main de nos contenus, qui s’est mise en place dans le contexte du crawl, c’est-à-dire des activités de collecte de contenus en ligne. Nous nous sommes équipés d’une cellule de pilotage de reprise des contenus afin d’analyser le crawl sur nos sites, dont je suis en charge avec un juriste. Cette cellule est transverse et pluridisciplinaire. Elle dispose d’un prisme à trois têtes : juridique, technique mais aussi commerciale, car nous voulons nouer des relations financières avec les acteurs qui jouent le jeu. On monte en puissance en accélérant nos démarches dans une logique d’assainissement de notre trafic et de chasse aux crawlers non autorisés. On s’est notamment équipé de la solution BotsCorner pour analyser le trafic. On a également revu nos conditions générales et retravaillé notre fichier robots.txt. On priorise toujours la négociation et la conclusion d’un accord, mais si elle n’aboutit pas, on annonce une interdiction d’accès (Le Figaro interdit l’accès à ses contenus notamment pour les bots d’OpenAI – GPTBot, ChatGPT-User et OAI-Search Bot -, mais aussi ceux d’Anthropic – Anthropic AI, Claude Bot et Claude Web -, d’Amazon – Amazon Bot et Meta -, et Query Metasearch, ndlr).