Pour s’informer sur l’élection présidentielle, même si l’importance d’internet croît, notamment chez les jeunes, seuls 15 % des Français font confiance au web, selon une étude réalisée par l’institut Ifop en mars dernier. Télévision (41 %), radio (29 %) et presse écrite nationale (25 %) constituent toujours le trio de tête. Les réseaux sociaux, eux, arrivent bon dernier, avec seulement 3 % des personnes interrogées qui leurs font confiance. Pourtant, selon un sondage du CSA, internet est le deuxième vecteur d’information sur la campagne, après la télévision. Même s’ils s’en méfient, les internautes ne rechignent donc pas s’informer en allant sur le web, vers lequel tous les partis ont investi moyens financiers et humains avec des stratégies et des positionnements différents. Le baromètre du rayonnement numérique des candidats de mars de la société NPA Conseil (publié début avril) met, lui, en avant des similitudes entre le « rayonnement numérique » des politiques (noté de 1 à 7) et leurs scores dans les sondages. En mars, par exemple, NPA note une augmentation du rayonnement de Jean-Luc Mélenchon sur le web. Augmentation qui correspond à la hausse de sa popularité dans les sondages. Les deux favoris, François Hollande et Nicolas Sarkozy, ont vu leurs courbes converger, à la fois dans les sondages et sur le rayonnement numérique. Internet est donc devenu un enjeu stratégique dans la campagne électorale pour la visibilité des candidats mais aussi un outil pour mobiliser ses sympathisants. Chaque parti a choisi son organisation, en fonction notamment de ses moyens.
DIFFUSER LE MESSAGE DE SON CANDIDAT
Dans l’ensemble, tous les partis se servent des outils web pour relayer le message de leur candidat : programmes, vidéos de meeting diffusées en direct, annonces de participation à des émissions… Les partis s’appuient généralement sur plusieurs sites. Le Front National dispose, par exemple, d’un site dédié à la ruralité, d’un autre aux jeunes, en plus de son principal, Marine Le Pen 2012. Du côté du PS, on propose un site pour la mobilisation (TousHollande. fr), avec activisme en ligne et actions de terrain ; un autre qui sert de vitrine pour le candidat (FrancoisHollande.fr) ou encore un autre spécialisé sur le vote par procuration. Le contenu s’appuie sur ce qui est diffusé par le parti, mais pas seulement.