Comment définiriez-vous la fonction nouvelle de CDO que vous occupez à la FDJ ?
Parce que le digital a vocation, à terme, à innerver tous les domaines de l’entreprise, la fonction de CDO est essentielle… mais temporaire. Elle correspond au besoin de transformation de l’entreprise et à la volonté d’accélérer la numérisation de ses activités. Il s’agit de donner des signes visibles de notre stratégie numérique tant en interne qu’en externe, mais aussi catalyser les multiples initiatives : les entreprises ont aujourd’hui besoin de créer un poste de CDO pour incarner, orchestrer, fédérer et mettre en exécution une stratégie avant tout transversale. Des détaillants auxquels nous expliquons les bénéfices de la numérisation de la FDJ, en passant par le service innovation bien sûr, mais aussi ceux du marketing et des SI, la fonction de CDO est par définition transversale. Les ressources humaines (RH) jouent aussi un rôle important pour accompagner le grand plan de transformation interne.
Siégez-vous au Comité exécutif ?
Oui. Ma présence au Comex me permet de faire rayonner les problématiques numériques au plus haut niveau de l’entreprise. C’est aussi une manière pour Stéphane Pallez, notre présidente-directrice générale, d’affirmer le poids et l’importance stratégique du digital en interne. Avoir le soutien et l’adhésion du Comex est crucial pour un CDO car le digital est un projet global de l’entreprise.
Vous étiez auparavant directricemarketing en charge de l’expérience client : le CDO doit-il être avant tout un professionnel du marketing ?
Mon parcours possède en effet un relief commercial et marketing. Plus qu’un expert des technologies digitales, un CDO est un manager capable d’embarquer ses collaborateurs dans une vision. C’est davantage une fonction d’animation qui requiert du charisme ainsi qu’une connaissance des métiers et de l’organisation de l’entreprise.