Comment un groupe comme le PMU aborde-t-il la transformation numérique ?
C’est un enjeu majeur car nous sommes un groupe BtoC et structurellement une entreprise numérique. 100 % de nos revenus sont réalisés via des transactions informatiques : un pari constitue une commande que l’on passe dans un système informatique, les bars et les points de vente qui prennent les paris sont tous équipés de terminaux numériques… La transformation du groupe a connu un véritable bond en avant lorsqu’il a fallu préparer l’ouverture des jeux en ligne, il y a six ans, ce qui a aussi été l’occasion de nous diversifier sur les paris sportifs et le poker en ligne. Ensuite, nous avons enchaîné très vite sur le plan stratégique PMU 2020 et sur la digitalisation du réseau de distribution, qui a démarré début 2013. Près de 100 millions d’euros ont été investis dans la transformation de nos 12 800 points de vente. Le nombre de bornes en point de vente va plus que doubler en trois ans, ce qui facilite l’accès à l’offre et constitue un levier de modernisation de l’image du PMU. Notre interface utilisateur HipiGo, accessible à des joueurs débutants, contribue aussi à renouveler notre public.
Comment avez-vous procédé ?
Pour pouvoir tenir les délais qui avaient été fixés lors de l’ouverture du marché, nous avions adapté nos méthodes de travail en nous inspirant des pure players et des GAFA au sens large du terme. L’informatique a été internalisé pour pouvoir être le plus agile possible dans nos développements et dans le lancement de nouveaux produits.