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Association des agences-conseils en communication (AACC)
Agences, Lobbying, Publicité
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Agathe Bousquet
Présidente Groupe Publicis France
La loi n° 2021-1104 portant lutte contre le dérèglement climatique et renforcement de la résilience face à ses effets, aussi appelée loi Climat et résilience et promulguée le 22 août, comporte 16 articles, dans le chapitre “consommer”, formulant de nouvelles interdictions et obligations pour le secteur publicitaire. Si dans un premier temps ce dernier a craint de se voir imposer de nouvelles contraintes lourdes, en particulier dans le contexte de perte de valeur de la crise sanitaire et économique, il s’est organisé pour mettre en oeuvre sa transition écologique et anticipé les nouvelles attentes du législateur, des annonceurs et des consommateurs.
L’application de ces nouvelles mesures aura-t-elle un impact majeur sur le travail des agences ? mind Media fait le point sur les principales dispositions avec Agathe Bousquet, présidente de Publicis en France, et Gildas Bonnel, président de Sidièse, qui copilotent le chantier transition écologique à l’AACC.
Les interdictions de publicité
L’interdiction de la publicité – bien que le terme n’ait pas été précisé, même si “on peut supposer qu’il s’agit de publicité média (télévision, affichage, radio, en ligne), et ne concerne pas la communication hors média (événementiel, PLV)”, interprète Gildas Bonnel – pour certains biens et services jugés les plus polluants était la mesure la plus redoutée par le marché. Inscrite à l’article 7, elle concernera à partir de 2022 les énergies fossiles, et à partir de 2022 les véhicules particuliers neufs les plus polluants. Des annonceurs majeurs en France, puisqu’en 2019 en période pré-Covid 19, selon les chiffres du BUMP l’automobile était le deuxième secteur à investir en communication avec 9,5 % de parts de marché, et Renault le deuxième plus gros annonceur en France.