Contraintes par les exigences du RGPD d’un côté, et la limitation du tracking utilisateur par les navigateurs de l’autre, les sociétés adtech éprouvent des difficultés croissantes à exploiter leur inventaire publicitaire pour du ciblage data. Pour la troisième fois depuis 2018, Smart et Teads ont partagé avec mind Media des chiffres qui éclairent ces difficultés.
L’information de consentement est désormais presque toujours connue
Trois ans après l’entrée en application du RGPD, qui a obligé les éditeurs à obtenir le consentement “univoque et éclairé des internautes” pour utiliser leurs données personnelles, les données de Smart confirment la large adoption du transparency & consent framework (TCF) par les prestataires de la publicité en ligne, et des consent management platforms (CMP) par les éditeurs.
En avril, l’adserver et SSP français savait ainsi si les internautes avaient donné ou non leur accord au traitement de leurs données personnelles pour 94,25 % de l’inventaire, en moyenne, dans quatre pays majeurs (voir graphique). C’est une très nette augmentation par rapport à mars 2019 (62,15 %) et septembre 2018 (43,75 %).