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Erik-Marie Bion
VP France depuis décembre 2021
Verizon Media ambitionnait devenir une alternative à Google et à Facebook, mais c’est plus difficile qu’espéré. Fin 2018, l’entreprise a été dépréciée de 4,6 milliards de dollars dans les comptes financiers du groupe Verizon. Pourquoi ces difficultés ?
Les habitudes du marché sont plus longues à modifier que ce que nous avions prévu initialement. Plus le temps passe, plus le duopole s’installe et prend des parts de marché. Notre développement nécessite par conséquent plus de temps pour se concrétiser au niveau global. Mais notre stratégie n’a pas changé, ni notre organisation : nous sommes un média et une société technologique et data, et nous représentons une alternative au duopole pour les éditeurs et pour les annonceurs, même si cela n’est pas une fin en soi.
Quels sont les éléments qui vous permettent de vous présenter comme une alternative ?
Tout d’abord notre appartenance : le groupe Verizon est présent dans 140 pays, c’est le premier opérateur de réseau sans fil et 5G aux États-Unis. Ses deux piliers – qui sont aussi les nôtres – sont la confiance et l’innovation. Verizon Media, la branche média du groupe, est issue de la fusion de Yahoo et de AOL et d’un partenariat structurant renouvelé et élargi avec Microsoft. Trois piliers nous structurent.
Nous sommes une entreprise média, avec Yahoo.fr en France et les propriétés de Microsoft, basée sur un modèle de contenu gratuit financé par la publicité.