Votre démission du groupe Havas il y a un an a surpris. Pourquoi cette décision ?
Mon départ d’Havas est assez simple. Après avoir conduit le déménagement des près de 2 700 collaborateurs dans les nouveaux locaux, à Puteaux, j’avais envie de conduire des projets innovants. J’ai donc structuré l’offre de production audiovisuelle avec Havas Productions, qui est passée en deux ans, de 600 000 euros à 8 millions de marge brute, et d’une équipe de 25 à 100 personnes. Ensuite, j’ai mis en place l’offre événementielle, à travers Havas Events, après avoir initié les activités d’édition sous le nom d’Havas Publishing Services (HPS). J’étais très intéressé par la question du digital, que je voulais construire à partir de deux terrains connexes : la connaissance du consommateur et le lien entre les stratégies médias et celles des agences créatives. En fait, Havas avait un atout extraordinaire, avec ce réseau d’agences qui peut coordonner les agences d’achat d’espaces et les agences créatives. Mais il est de plus en plus difficile de faire avancer les choses dans un grand groupe et de concrétiser ses projets. J’ai donc envisagé un projet entrepreneurial.
Et vous avez donc créé Babel…
Oui, j’ai décidé de créer cette nouvelle agence pour fonder une structure indépendante, avec une taille importante et des problématiques complexes, afin de proposer une redéfinition du marché et une alternative aux offres des grands groupes.