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Marianne Siproudhis
directrice marketing et communication France Télévisions
Quel est le bilan des activités de la régie en 2014 ?
Amaury Médias a fini l’année à – 2 % de chiffre d’affaires au global, avec cependant un gain de 2,5 points de parts de marché en valeur nette en 2014. La régie représente par exemple plus de 29 % du marché des quotidiens payants. Cette année a été une année très tendue pour tout le marché publicitaire, mais Amaury Medias a tiré son épingle du jeu. Selon l’IREP, les résultats pour les médias traditionnels et l’internet fixe et mobile étaient de 8,6 milliards d’euros net, contre plus de 10 milliards d’euros en 2004, soit une baisse de 16 % en 10 ans ! Le nombre d’acteurs médias est en réelle croissance sur un marché où les dépenses nettes des entreprises régressent. Mais malgré ce contexte, notre régie résiste mieux que le marché. Nous avons capitalisé sur la Coupe du Monde de football avec des résultats supérieurs de plus de 20 % à nos objectifs et de plus 12 % au-dessus de l’Euro 2012, le précédent grand événement de football. Selon Kantar, Amaury Médias a représenté 810 millions d’euros bruts en 2014, hors secteurs info médias et divers. Cela nous positionne dans les dix premières régies en France, tous médias confondus, avec nos confrères issus de marques de presse comme Lagardère et Le Figaro parmi les autres régies de la TV, radio et affichage.
Et pour le numérique ?
Dans un marché du display classique en baisse de 6 % (selon le baromètre ePub du SRI), Amaury Médias enregistre une hausse de 6.5 %, et nous « sur-performons » sur les segments du digital, sur le mobile en particulier.
Quel est l’impact de la digitalisation du marché sur Amaury Médias ?
Il y a dix ans, la presse et les magazines représentaient plus de 90 % de nos revenus. Aujourd’hui, la presse génère 70 % de nos revenus, tandis que le digital et la TV représentent respectivement 20 % et 10 %. Le digital est donc devenu le second média de la régie. Durant cette période, le marché s’est contracté et a perdu 16 % de sa valeur, tandis que notre régie a progressé de 10 % sur la même période. C’est la dynamique du digital qui nous permet ces bons résultats. Nos groupes médias vivent une grande mutation : leurs publics prennent le pouvoir sur la structuration de leur consommation médias, choisissant le moment, le type de contenu et le support sur lequel ils le visionnent et lisent.