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Prisma Media
Médias, Offres payantes
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Marc Feuillée
Directeur général Le Figaro
Année après année, le groupe détenu par la famille Dassault se montre toujours actif en matière de croissance externe, dans les médias et les diversifications. Le Figaro est ainsi en passe de racheter Gala à Prisma Media (Vivendi). Vivendi et Le Figaro ont reçu l’autorisation de la Commission européenne. La transaction a été officialisée jeudi 16 novembre et sera finalisée d’ici fin novembre.
C’est l’une des opérations les plus significatives de ces dernières années dans le secteur des médias. Gala est en effet l’un des très rares magazines en France à bénéficier d’une très bonne tenue économique, avec un rythme de chiffre d’affaire annuel « d’un peu moins de 40 millions d’euros », pour un résultat opérationnel « supérieur à 10 % », soit plus ou moins 4 millions d’euros, selon Marc Feuillée, directeur général du groupe Figaro, interrogé par mind Media.
Vivendi choisit Paris Match
La transaction conclue avec Vivendi s’élève à plusieurs dizaines de millions d’euros. Le groupe détenu et dirigé par la famille Bolloré n’était pas particulièrement vendeur de son magazine. Il en a été contraint par la Commission européenne dans son examen des règles concurrentielles du rachat du groupe Lagardère : l’instance européenne estimait que Vivendi ne pouvait détenir à la fois Paris Match – apporté par Lagardère – et Gala, deux titres considérés comme leaders sur le marché de la presse people. Vivendi a choisi de conserver Paris Match, qui lui offrira une empreinte statutaire et une influence supérieures.
Plusieurs candidats se sont portés acquéreurs mais c’est Le Figaro qui s’est montré le plus persuasif. « C’est l’un des rares magazines de la presse féminine qui se portent bien, qui a réussi sa transformation sur le numérique, et il s’appuie sur une équipe solide pilotée par Matthias Gurtler (son directeur des rédactions, ndlr) », explique Marc Feuillée. Le rachat concerne 69 personnes, dont 60 à la rédaction et 5 commerciaux.
Au sein du Groupe Figaro, Gala sera placé dans la filiale Figaro Publications, son pôle de magazines qui comprend Madame Figaro et qui est supervisé par Jean-Luc Breysse, directeur général adjoint du Groupe Figaro.
Un magazine qui réalise près de 50 % de ses revenus sur le numérique
Au moins quatre raisons expliquent cette opération pour le Figaro. D’abord la bonne santé économique de Gala et une baisse limitée de l’activité papier.