Après une année riche en actualité (printemps arabes, crise économique, Fukushima…) qui a nettement contribué à l’augmentation des audiences des sites d’actualité, les médias s’organisent depuis plusieurs mois pour couvrir l’élection présidentielle 2012, un rendez-vous qui devrait lui aussi être synonyme d’audience : lors des élections cantonales les 20 et 27 mars derniers, les sites médias ont ainsi réalisé en moyenne 28 % et 17 % de trafic en plus par rapport à un dimanche classique, selon Médiamétrie-eStat. Tous déploient désormais de nouvelles offres éditoriales sur internet et les mobiles. « Le développement numérique entraîne nécessairement une révolution pour le traitement de ces élections. Il y a cinq ans, le web jouait un rôle mineur et il n’y avait pas les smartphones. Aujourd’hui, on met en place d’importants moyens », indique à Satellinet Aurélien Viers, le rédacteur en chef du numérique au Nouvel Observateur. Les rédactions se préparent donc avec de nouveaux outils, de nouvelles offres éditoriales et de nouvelles organisations où print et web sont amenés à travailler ensemble. L’élection présidentielle apparaît ainsi comme un test grandeur nature des nouvelles organisations bi-média qui ont été déployées dans les rédactions des principaux quotidiens au cours des derniers mois. « Je pense qu’il va y avoir un gros coup d’accélérateur médiatique autour de la primaire socialiste en octobre, mais ça va baisser ensuite, jusqu’en janvier, avec le vrai démarrage des dispositifs pour le début de la campagne », estime Eric Mettout, le rédacteur en chef de lexpress.fr, interrogé par Satellinet. Si les attentes éditoriales sont très fortes, les régies des médias interrogés ne prévoient pas en revanche de commercialisation particulière ou d’offres spéciales autour de l’élection. Les contenus politiques sont « ennuyeux voire anxiogènes pour un annonceur », affirme ainsi un cadre de régie, interrogé par Satellinet. « La présidentielle est très importante éditorialement, mais ça reste un non événement publicitaire », confirme Adrien Jehanno, directeur commercial online de Régie Obs, interrogé par Satellinet. « Les médias se vendent comme des marques. Sur nos sites, les annonceurs ne cherchent pas seulement du volume et des audiences, mais aussi et surtout du contexte, de l’intégration. Or, les contenus politiques ne s’y prêtent pas, ils sont difficiles à prévoir à l’avance. Les annonceurs sont plutôt attentistes pour cette période et les tarifs vont rester stables. L’intérêt est en revanche plus réel à long terme car la politique génère beaucoup de pages vues et valorise l’ensemble du site », estime-t-il.
LEXPRESS.FR DEVELOPPE LES PARTENARIATS
Pour couvrir la campagne, lexpress.fr souhaite particulièrement développer les partenariats, à travers la coproduction de plusieurs nouveaux formats.