Une version complète de cet article avec graphiques et tableaux peut être téléchargée en bas de page.
La 18e édition de l’Observatoire de l’e-pub SRI – Udecam, présentée début juillet, a confirmé l’emprise de plus en plus forte de Google et Facebook sur le marché de la publicité en ligne en France, dont ils concentrent près de 71 % des investissements (lire sur notre site). Si les éditeurs dénoncent cette situation de duopole, nombre d’entre eux profitent de l’audience des grandes plateformes en y distribuant largement leurs contenus ou en intégrant leurs réseaux d’extension d’audience. « Longtemps, les éditeurs ont vu ces acteurs comme des apporteurs de trafic.
Mais comme ils concentrent de plus en plus le temps passé des internautes, les médias sont obligés de repenser leur stratégie », observe Erwan Le Page, le directeur général d’Audience Square. Car Google, Facebook, Snapchat ou Twitter présentent plusieurs opportunités de générer des revenus.
Réseaux d’extension d’audience
Les éditeurs peuvent par exemple rejoindre leur réseau d’extension d’audience, comme Google Network (AdSense, AdMob, DoubleClick Exchange), Facebook Audience Network (FAN), lancé en 2014 et utilisé par trois millions de développeurs et éditeurs, ou encore Twitter Audience Platform, également lancé en 2014 sous le nom Twitter Publisher Network.