Bruno Patino, président du comité de pilotage des États généraux de l’information, par ailleurs président d’Arte France, a introduit la restitution des travaux réalisés par les cinq groupes de travail, qui se concluent par la publication d’un rapport de 352 pages. “C’est un rapport qui réunit l’ensemble des travaux. Le comité de pilotage n’a pas agi pour valider ou non les travaux et les propositions (…), mais pour s’assurer de la vision globale et présenter un ensemble de mesures cohérentes pour agir”, a-t-il souligné.
La synthèse du rapport relève près de 80 propositions pour, notamment, améliorer l’économie des médias, revoir leur gouvernance et les droits des journalistes, renforcer l’éducation aux médias, réguler les plateformes et les algorithmes, et lutter contre les fausses informations.
Des propositions modérées
Parmi les plus marquantes : “Renforcer les mesures de protection des rédactions face à un potentiel interventionnisme éditorial de l’actionnaire” ; “simplifier le dispositif de contrôle sectoriel des concentrations en retenant un seuil maximal de détention plurimédias unique” ; “repenser les critères d’attribution des aides à la presse pour consolider un paysage informationnel pluraliste”.
Pour soutenir les médias, le rapport propose notamment de “normaliser un engagement des annonceurs à soutenir, à travers leurs dépenses publicitaires, les médias d’informations en créant une obligation de déclaration dans les rapports RSE des montants publicitaires alloués aux médias d’information”. Il préconise aussi de “rendre le marché de l’intermédiation publicitaire en ligne plus concurrentiel” en ouvrant à la concurrence les services d’adtechs et en rendant interopérables les services des très grandes plateformes.