Du fait de leur puissance et de leur place symbolique dans l’écosystème média et publicitaire, Google et Facebook constituent depuis 2019 les deux premières cibles des agences et éditeurs de presse français éligibles pour l’application de la loi sur les droits voisins.
Mais les autres grands acteurs technologiques qui indexent ou diffusent en ligne leurs contenus sont également concernés par l’obligation légale de leur verser une rémunération. Après que de premiers accords ont été noués avec Google et Facebook, plusieurs éditeurs nous ont indiqué vouloir entamer rapidement des discussions avec ces acteurs-là, en direct ou via leur association représentative. L’OGC Droits voisins de la presse a annoncé vouloir avancer rapidement.
Microsoft ne s’exprime plus
Twitter, Yahoo, Bing (qui est détenu par Microsoft), LinkedIn (également détenu par Microsoft), TikTok… sollicités à plusieurs reprises par mind Media depuis fin octobre, aucune de ces grandes sociétés technologiques étrangères n’a souhaité afficher sa position sur la loi française. Celle-ci a pourtant été votée à l’été 2019, il y a deux ans et demi. Et en sanctionnant Google à l’été 2021 de 500 millions d’euros d’amende et d’une série d’injonctions, l’Autorité de la concurrence a rappelé la nécessité de l’appliquer sans condition.