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20 Minutes
Brand content, Médias, Publicité
Entre mesures d’économies et projets de développement, 20 Minutes cherche de nouveaux relais pour inverser la spirale dans laquelle il se trouve. La fin des éditions régionales papier et la trentaine de suppressions de postes enregistrées lors du plan de départs de 2022 (la moitié dans la rédaction), après déjà six suppressions de postes en 2021, n’ont pas suffi à redresser totalement les comptes.
La baisse structurelle des usages papier et les difficultés croissantes sur le marché de la publicité dont souffrent les éditeurs médias mettent à mal les modèles intégralement publicitaires, partout en Europe.
C’est aussi le cas de 20 Minutes en France, et la crise sanitaire en 2020 a accéléré ses difficultés. Le titre avoisinait une quarantaine de millions d’euros de chiffre d’affaires et de légers bénéfices entre 2016 et 2019, avant un décrochage important de ses revenus en 2020 du fait de la non distribution du journal pendant les confinements et de la chute de la publicité. 20 Minutes totalise depuis quelques millions d’euros de pertes cumulées ces dernières années. “Nous ne communiquons pas sur les chiffres, mais la tendance s’améliore, et pas seulement du fait des économies mises en place. Il y a des signaux très positifs au niveau publicitaire qui nous permettent d’envisager un retour à la rentabilité en 2024”, affirme Ronan Dubois, directeur général de 20 Minutes depuis près d’un an.
Des économies supplémentaires
Détenu à parts égales par Sipa Ouest-France et le groupe Rossel, 20 Minutes rassemble maintenant près de 180 salariés (35 en régions) dont 90 journalistes. Le déménagement de son siège aura lieu fin février, toujours à Levallois-Perret dans les Hauts-de-Seine, pour des bureaux plus petits (1 100 m2), plus adaptés à la taille et aux besoins de ses équipes parisiennes (155 personnes en Île-de-France avec un télétravail important).