Les éditeurs pointés du doigt
L’adblocking est désormais pratiqué par près d’un internaute français sur trois, selon une étude Ipsos-IAB de mars 2016 (l’étude sur mindnews.fr), car ils n’ont pas d’impact direct sur la performance des campagnes. Qui en est le plus responsable ? Les éditeurs et les régies, qui proposent les espaces et formats publicitaires, ou les agences et annonceurs qui conçoivent et organisent les campagnes de communication ? Les agences médias désignent encore souvent les éditeurs comme les principaux coupables : ils afficheraient régulièrement trop de publicités par page au point de transformer leurs sites en “arbres de Noël”. “Lorsque nous pilotons les campagnes en programmatique, nous avons les moyens de contrôler le nombre d’expositions maximum et le nombre de publicités par page. Mais ce n’est pas le cas lorsque l’inventaire est vendu en gré à gré par l’éditeur”, souligne Jean- Baptiste Rouet, directeur du programmatique de Publicis Media France. Si le travail des agences est d’assurer la meilleure performance pour ses clients annonceurs, “il faut pour cela que les offres proposées soient adaptées ; les initiatives doivent donc venir des éditeurs.