Le contexte
Confrontés à une nouvelle baisse de la portée organique de leurs publications sur Facebook – de 5 % à 4 % en moyenne, soit 20 %, selon son PDG Mark Zuckerberg – certains médias voient dans la création de groupes privés une alternative pour mieux toucher leurs publics. L’objectif : réduire leur dépendance aux fluctuations de l’algorithme de Facebook et augmenter l’engagement des internautes.
Plusieurs médias anglo-saxons s’y essaient depuis début 2017 : le Washington Post a lancé PostThis (politique américaine), Bloomberg News a lancé Money Talks (finances personnelles). Des éditeurs français y réfléchissent (20 Minutes a déjà ouvert un groupe Facebook autour de son programme #moijeune réalisé en partenariat avec OpinionWay), mais une initiative ambitieuse a lieu en France depuis l’automne 2017 : le magazine Elle (Lagardère Active), a lancé en septembre sur la plateforme le groupe « BeautyGang ».