Le mobile est devenu la première source de trafic en ligne de nombreux éditeurs de contenus, devant l’ordinateur. Il représente par exemple 70 % des visites en ligne de France Info (contre 63 % il y a un an) et 60 % de celles de 20 Minutes, selon leurs responsables, interrogés par mind Media. Cela grâce à l’évolution des usages et aux efforts réalisés sur le temps de chargement des pages, notamment grâce à l’intégration, par certains, du format AMP de Google et, dans une moindre mesure, de Facebook Instant Articles.
Google, premier apporteur de trafic sur mobile
L’écosystème de Google est le principal apporteur de trafic sur mobile des éditeurs, selon une étude de Chartbeat auprès de 700 médias dans 65 pays, relayée par Meta Media. Les éditeurs que nous avons interrogé nous l’ont confirmé. A titre d’exemple, Google Search représente 20 à 25 % de l’audience mobile de France Info, Google Actualités un peu moins de 10 %, et les « Content Suggestions » sur le navigateur mobile Google Chrome environ 5 % (lire notre dossier sur les recommandations de contenus sur Chrome). En outre, France Info a enregistré 13,9 millions de visites en provenance de Google AMP en juin 2018 (lire sur notre site).
Echaudés par les conséquences qu’a eu le changement d’algorithme de Facebook sur leurs audiences, les éditeurs cherchent à diversifier leurs sources de trafic sur ce terminal, afin de ne pas dépendre d’une seule plateforme. Pour cela, ils peuvent notamment compter sur les initiatives des constructeurs de téléphone, comme Apple et Samsung. « Les fabricants de smartphones utilisent l’actualité comme un levier pour augmenter la récurrence d’usage de leurs terminaux. C’est une relation gagnant-gagnant avec les médias : ils nous apportent du trafic et nos contenus les aident à fidéliser leurs utilisateurs », analyse Xavier Kreutzer, directeur numérique du pôle info de France Info. En France, Apple propose par exemple sur ses téléphones mobiles un widget « News » à gauche de l’écran d’accueil.