-
SEPM
Offres payantes, Presse magazine, Publicité
L’ensemble des médias et particulièrement ceux de la presse, dont l’économie est déjà fragile, sont durement impactés par l’impact du confinement entre mi-mars et mi-mai et par le retrait des marques annonceurs : les ventes en kiosque ont reculé en moyenne de 10 à 20 % et les revenus publicitaires ont diminué 50 à 80 % entre mars et mai. Les revenus des médias français devraient diminuer de 20 à 30 % en 2020 (notre synthèse sur les conséquences économiques de la crise sur les acteurs médias et publicitaires, et les chiffres à retenir).
Les éditeurs de presse ont vu chuter leurs chiffres d’affaires de 30 à 60 % entre mars et mai et la crise économique qui s’annonce ces prochains mois prolongera encore leurs difficultés.
A l’étranger, différentes mesures ont été mises en place par les gouvernements pour aider les médias (voire notre panorama des aides à la presse dans 16 pays).
En France, les principales associations représentatives des éditeurs (SPQN, SPQR, SNPTV, Geste, SRI…) appuyées par les représentants des marques et des agences de communication (UDM, Udecam, AACC) sollicitent depuis fin mars l’aide des pouvoirs publics. Le Gouvernement a annoncé vouloir prendre le temps d’étudier la mise en place de nouvelles aides à la presse. Ses annonces sont prévues d’ici les prochaines semaines, sans doute en juin.
Dans le cadre de ces réflexions, la Commission de la culture, de l’éducation et de la communication du Sénat, présidée par Catherine Morin-Desailly (sa fiche au Sénat), a publié vendredi 22 mai les conclusions du rapport d’un groupe de travail mis en place ces dernières semaines pour formuler des propositions afin d’aider les éditeurs de presse à court terme à surmonter leurs difficultés liées au Covid-19, mais aussi à plus long terme à assoir leurs modèles économiques avec des solutions pérennes.