La reconnaissance faciale au service de la communication : quelles expériences et quels résultats ?
70 % des vidéonautes qui ont ressenti une émotion intense sont très enclins à acheter le produit.” Etude Unruly ShareRank
S usciter des émotions chez l’internaute pour mieux impacter son acte d’achat est une exigence de plus en plus forte posée par les annonceurs et les agences. “Deux briefs sur trois intègrent l’émotion comme critère de la campagne ; il y a le sentiment que dégager une émotion est nécessaire à une marque pour se différencier. Dans le même temps, il y a une crispation du marché autour des chiffres et de la performance au risque que les publicités finissent par ressembler à des fiches produit et oublient les objectifs de départ”, observe Vincent Deneux, directeur EMEA de Liquid Thread, l’entité chargée du brand content et des opérations spéciales de Starcom Mediavest Group. Un phénomène mis en avant dès 2007 par l’Institute of practitioners in advertising (IPA), l’association des agences de communication publicitaire britanniques : une étude menée sur 880 études de cas lors des 25 années précédentes semble montrer que les campagnes faisant appel à l’émotion sont plus efficaces sur le long terme qu’une campagne “informative” sur un produit. Une campagne de notoriété a ainsi 72 % de chance d’être efficace quand elle repose sur des ressorts émotionnels, contre 61 % pour une campagne informative. Une autre étude, réalisée entre février 2013 et mars 2015 par Unruly ShareRank Data, basée sur près de 84 000 réponses de consommateurs, montre également que 70 % des vidéonautes qui ont ressenti une émotion intense sont très enclins à acheter le produit, contre 30 % pour ceux qui ont ressenti une émotion modérée.