Malgré la crise sanitaire et économique, le secteur publicitaire français a accéléré ses initiatives en matière de RSE au cours de l’année 2020. Poussé par les demandes des consommateurs et du législateur – dans le cadre du projet de loi Climat et résilience, dont l’examen en première lecture au Parlement s’est achevé samedi 17 avril -, il a orienté une partie de sa réflexion sur la limitation de son impact environnemental. “Le marché publicitaire français ne pourra piloter la réduction de son bilan carbone que s’il en a la pleine connaissance”, souligne Gildas Bonnel, président de la commission RSE de l’AACC et président de l’agence spécialisée RSE. D’où l’importance, en amont, du travail de mesure.
Sur ce volet, plusieurs périmètres et méthodologies coexistent sur le marché. Récemment, des initiatives communes ont été menées, par l’AACC qui prépare un référentiel commun de l’impact carbone sur les trois scopes (émissions directes de l’entreprise, émissions provoquées par son activité, émissions liées à l’impact de son activité sur la société) des agences de conseil en communication (lire notre article), et par l’Udecam qui développe avec la société Glimpact un outil commun de mesure de l’empreinte environnementale du volet média des campagnes publicitaires (lire notre article). Elles ont été permises grâce à l’historique acquis par le secteur sur ce sujet, des agences médias ayant déjà déployé depuis plusieurs mois des calculettes carbone pour évaluer les émissions de CO2 émises par la diffusion des créations publicitaires.
Transformer les paramètres des campagnes en émissions de CO2
“L’émission de CO2 est l’une des principales sources du réchauffement climatique”, explique Marion Cardona, cofondatrice de la société française fondée en juillet 2020 IMPACT+ – qui n’exclut cependant pas d’intégrer à terme d’autres indicateurs, tels que la consommation d’eau. Cette dernière mesure l’impact carbone des campagnes numériques d’annonceurs tels que L’Oréal ou La Poste via Publicis Media, Axa via GroupM, Danone via iProspect (lire son interview à mind Media).