Thierry Jadot est le président de Dentsu Aegis Network en France, réseau d’agence qui s’est fixé pour objectif de devenir 100% digital d’ici 2020. Pour mind, il détaille l’organisation de l’agence dans le numérique, l’évolution de son métier, ses ambitions en termes d’acquisitions, sa vision du marché et ses relations avec les annonceurs.
Comment est organisé le numérique au sein de Dentsu Aegis Network France ?
Dentsu en France regroupe 1 300 collaborateurs au sein d’une dizaine d’agences, dont trois sont consacrées totalement au digital : iProspect, dédiée à la performance (250 personnes), Isobar, spécialisée dans la création de contenu avec un positionnement brand commerce (120 personnes) et McGarry Bowen, issue de l’acquisition en 2015 de Same Same But Different, dédiée à la création de contenus numériques à destination des marques de luxe, notamment en Asie (environ 30 personnes à Paris). La particularité de Dentsu est que nous avons un P&L par pays, ce qui évite les conflits entre chaque réseau d’agences et incite à la collaboration. Chez Carat et Vizeum par exemple, près de 80 % des prestations sont opérées par des expertises du groupe, mais pas issues de ces deux agences. Cela exige que toute l’organisation soit tournée autour de la collaboration, y compris dans la forme des rémunérations et des bonus. Par ailleurs, 80 % de nos collaborateurs sont des « Millennials », nés après 1985, et arrivent avec cette envie de travailler ensemble.
Autour de ces agences, nous avons également mis en place des structures matricielles, que l’on appelle des « stacks », autour de cinq verticales : mobile, contenus, programmatique, data et social.