Contexte. La croissance rapide de l’e-commerce (de 9,8 % du retail français en 2019 à 14,1 % en 2021) combinée à l’adoption dans l’urgence du télétravail en 2020, s’est traduite par une multiplication des brèches de sécurité et une recrudescence des attaques informatiques. Le « retail » est devenu une cible lucrative pour les cybercriminels, qui se sont structurés et professionnalisés. En effet, ce secteur coche beaucoup de cases : les commerçants possèdent d’importantes bases de données clients, ils ont investi dans leur image de marque ainsi que dans leur réputation et leurs sites marchands, et offrent une porte d’entrée digitale aux spécialistes de l’arnaque et du chantage à distance. Pourtant, ce secteur reste victime d’attaques opportunistes, moins intentionnelles et ciblées que des univers comme la santé ou l’aérospatial. Depuis deux ans, les retailers augmentent leurs dépenses en solutions de cybersécurité.
Chiffres Clés
– 44% des retailers dans le monde ont été touchés par un programme malveillant en 2020
– Pour 96 % des retailers, l’augmentation soudaine du télétravail a entraîné une hausse des cyberattaques en 2020
– 62% des enseignes dans le monde ont fait l’objet de tentatives de l’ATO (Account Takeover ou prise de contrôle de compte), soit 2,5 fois plus que dans tous les autres secteurs (25 %)
…
PANORAMA
…
Les types d’attaques
Externes et internes. Si le risque d’attaque peut venir de l’extérieur, il peut aussi venir des employés, à tous les niveaux de l’organisation : freelances intégrés aux équipes de développement technique, employés ayant quitté l’entreprise, mais aussi cadres dirigeants.