Danemark : le gouvernement stoppe la négociation tripartite suite au refus du syndicat des métallos d’augmenter le temps de travail via la réduction de jours fériés

« Nous ne pouvons pas et ne voulons pas signer un accord qui inclut la cession de jours fériés ou des congés. À une époque de fort chômage, il ne faut pas imposer une hausse du temps de travail. En revanche, nous sommes ouverts à d’autres modèles, permettant à nos membres d’augmenter leur temps de travail sur une base volontaire » avait annoncé Thorkild E. Jensen, le 7 juin dernier suite à l’issue de la réunion du comité central du syndicat sur la négociation tripartite en cours avec le gouvernement et le patronat (v. dépêche n°120339). Il a ajouté que son syndicat restait « constructif » et voulait poursuivre la négociation sur « la création d’emplois, l’instruction et le renforcement du modèle danois ».  En effet, alors que le leader de Dansk Metal avait soutenu le plan gouvernemental de la hausse du temps de travail, il s’est trouvé en minorité au sein du comité central de son syndicat, suite aux fortes protestations dans les lieux de travail contre cette hausse du temps de travail, et a donc dû revenir sur sa position. Pour le ministre des Finances Bjarne Corydon (Socialdémocrate), qui avait qualifié la position de Dansk Metal de « surprenante », vu que le gouvernement avait « sondé le terrain  en profondeur» avant le lancement des négociations, ce rejet a suffi pour motiver un arrêt de la négociation. L’objectif de cette dernière était d’augmenter le temps de travail pour atteindre l’équivalent de 20 000 emplois de plus sur le marché du travail en 2020, ce qui aurait du rapporter 4 milliards de couronnes  (538 268 118 euros) par an aux caisses de l’Etat. Le leader de LO, Harald Børsting, a déploré cette conclusion hâtive des négociations, admettant toutefois qu’« il était difficile de joindre les deux positions ». 
Cet article vous est offert gratuitement par la rédaction, car vous êtes actuellement en période d'essai.
Vous avez accès à nos contenus pendant 1 mois.

tions, ce rejet a suffi pour motiver un arrêt de la négociation. L’objectif de cette dernière était d’augmenter le temps de travail pour atteindre l’équivalent de 20 000 emplois de plus sur le marché du travail en 2020, ce qui aurait du rapporter 4 milliards de couronnes (538 268 118 euros) par an aux caisses de l’Etat. Le leader de LO, Harald Børsting, a déploré cette conclusion hâtive des négociations, admettant toutefois qu’« il était difficile de joindre les deux positions ».

La force de l

Vous avez une information à nous partager ?
Ce que vous devez absolument lire cette semaine
Les contenus essentiels de la semaine sélectionnés par la rédaction.
Voir tout
TENDANCES 2026 — Faire face au déficit et à l’inadéquation de compétences 
mind RH décrypte les tendances qui marqueront l’année 2026. Les pénuries de compétences constituent un défi majeur pour les entreprises. Elles traduisent une évolution structurelle du marché du...
Italie : coup d’envoi de la transposition de la directive sur la transparence salariale
En Italie, l’exécutif a approuvé le 5 février le texte de transposition de la directive sur la transparence salariale qui vise à réduire les inégalités entre femmes et hommes en la matière...
Roumanie : le gouvernement encadre strictement l’immigration de travail
Le gouvernement roumain a adopté le 26 janvier une ordonnance d’urgence concernant l’enregistrement et les obligations d’employeurs de travailleurs étrangers. Le...
Allemagne : bras de fer autour d’un plan national pour défendre les négociations collectives
En vertu de la directive sur les salaires minimums adéquats, l’Allemagne doit présenter un plan d’action pour renforcer la couverture par la négociation collective. Mais celui-ci est bloqué par le...
Les articles les plus consultés du mois sur mind RH
Ce sur quoi les lecteurs cliquent le plus le mois dernier.
Ce sur quoi les lecteurs cliquent le plus le mois dernier.
1
France : Crédit Agricole va durcir les règles de télétravail
L'UES Crédit Agricole SA va durcir les règles d'organisation du télétravail à partir de la mi-mars, a appris mind RH. Le nombre maximal de jours de télétravail est toutefois maintenu.
29 janvier 2026
2
Vincent Lecerf (Orange) : “L’égalité et la diversité sont des avantages compétitifs pour nous”
Après la signature en décembre d’un nouvel accord sur l’égalité professionnelle et la diversité, le DRH groupe d’Orange Vincent Lecerf a répondu aux questions de mind RH sur ses ambitions en la...
3
TENDANCES 2026 – La transparence salariale devient concrète pour les entreprises européennes
mind RH décrypte les tendances qui marqueront l’année 2026. De nombreux pays restent en retard pour adopter la transposition de la directive européenne sur la transparence salariale, laissant les...
4
UE : 21 pays européens ont augmenté leur salaire minimum début 2026
Le salaire minimum a augmenté dans 21 des 22 pays européens où il est fixé au niveau national avec un taux de croissance en baisse sur un an mais qui reste supérieur à l’inflation, selon les...
5
TENDANCES 2026 — Le dialogue social, un enjeu majeur dans le déploiement de l’IA en entreprise 
mind RH décrypte les tendances qui marqueront l’année 2026. L’intelligence artificielle ne se limite pas à un gain de temps et de productivité. Elle modifie la nature des tâches, les compétences...
6
France : la transposition de la directive sur la transparence salariale se précise
La transposition dans la loi française de la directive européenne sur la transparence des rémunérations entre dans une phase décisive. Le ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou, souhaite...