Philippe Martinez, ancien secrétaire général de la fédération de la métallurgie (FTM-CGT) a pris la place de Thierry Lepaon à la tête de la confédération. Le métallo doit faire oublier l’épisode du « train de vie » de l’ancien secrétaire général, mais d’autres défis l’attendent. Dans un entretien accordé à Planet Labor, Jean-Marie Pernot, chercheur à l’IRES, nous propose une lecture des causes du malaise qui saisit la première organisation syndicale de France.
- Que nous dit l’épisode Lepaon* sur l’état de la CGT ?
Jean-Marie Pernot. Cette crise ne sort pas du néant : il faut la mettre en ligne avec les diverses tentatives inabouties de mise en mouvement de l’organisation. Partons de la période Viannet** : il fait la vérité sur les effectifs de la CGT, entame une autonomisation vis-à-vis du parti communiste et prône un syndicalisme rassemblé. Il lègue en 1999 un héritage complexe à Bernard Thibault, alors figure indiscutée du renouveau de la CGT. Cel
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