Le contexte
De l’alimentaire au commerce spécialisé, les retailers font face à une hausse des coûts généralisée. Ils n’ont jamais passé autant de hausses de tarifs en cours d’année qu’en 2021. Certains, comme Adeo, Kingfisher, Action ou Foir’Fouille cochent toutes les cases de l’inflation. Pourtant, beaucoup n’ont pas encore répercuté la hausse des coûts aux consommateurs. Dans l’alimentaire, tous se jaugent et attendent de voir qui sera le 1er à le faire et dans quelles proportions. Si auparavant, le pricing reposait sur deux facteurs (l’alignement avec la concurrence et le taux de marge global), les enseignes doivent désormais faire des choix stratégiques, dans un contexte de grande variabilité et d’inconnu.
Des catégories inégales. L’inflation varie selon les catégories. Plus les produits sont liés à l’importation, plus l’impact est fort. C’est le cas des produits fabriqués en Asie avec beaucoup de plastique, comme les abris de jardin, dont le rapport prix-encombrement est défavorable. Avec des containers à € 20.000 depuis l’Asie, le coût de transport à l’unité s’est envolé. Le gros électroménager et les composants électroniques sont aussi touchés. Dans l’alimentaire, le prix des céréales flambe (guerre en Ukraine). Sont aussi concernés les œufs et la volaille, avec 10 millions de poulets abattus en France depuis novembre 2021 (grippe aviaire). Etc, etc.
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Les chiffres clés
-USA : l’inflation a atteint 7,9 % en février 2022. En 2021, elle a atteint 7 % au total, dont 6,1 % dans l’alimentaire
-Zone Euro : l’inflation est estimée à 7,5 % en mars 2022, avec un impact particulièrement élevé sur l’énergie (+45 %) et sur l’alimentation (+5 %). L’inflation globale atteindra 11,9 % aux Pays-Bas, 9,8 % en Espagne, 9,3 % en Belgique, 7,6 % en Allemagne, 7 % en Italie et 5,1 % en France (Eurostat)
-France : elle touche particulièrement l’épicerie salée, à +3,2 %.