Alors que le DPP doit entrer en vigueur dans le secteur de la mode en 2028, avec un acte délégué prévu au T4 2027, les commerçants s’inquiètent de la revente d’articles volés sur Vinted et Leboncoin, mais aussi des retours e-commerce frauduleux accompagnés de faux justificatifs d’achat. Dans ce contexte, la traçabilité des produits à l’unité revient sur le haut de la pile. “Pour un commerçant, le grand risque est d’accepter de reprendre un produit volé et de le considérer comme un bon, voire de réparer un produit volé”, a déclaré Nenad Cetkovic, CEO de Keyban.
Si le gouvernement français a exhorté les plateformes de revente entre particuliers à se montrer vigilantes face à la revente d’articles volés à la suite des émeutes (avec antivol notamment), le silence reste de mise du côté des acteurs concernés. Car non, à l’heure de la RFID, du NFC et des QR codes, les outils technologiques et les pratiques de plateformes comme Vinted, Leboncoin, eBay et Vestiaire Collective ne permettent pas encore d’identifier systématiquement les produits signalés comme volés. Nous avons mené l’enquête.
Le NFC et le DPP au cœur de la traçabilité unitaire
En matière de traçabilité des articles volés, les puces NFC intégrées aux produits peuvent permettre de reconnaître ceux qui réapparaissent hors des circuits de vente légaux. Elles reposent sur une communication en champ proche (Near Field Communication) et peuvent transmettre à un smartphone un identifiant ou un lien donnant accès aux informations du passeport numérique du produit. Ces puces sont de plus en plus intégrées aux produits à forte valeur.