Elle réconcilie économies et écologie. Et surtout, elle donne bonne conscience. En parallèle de l’engagement mondial contre le changement climatique, les sites de revente d’occasion ont commencé à bouleverser les habitudes de consommation. Et donc le « retail ». En cassant le cycle fabrication – déchets, ils s’affirment comme « La » solution à très faible impact, pour le budget des acheteurs comme pour la planète.
Selon l’étude annuelle de Thred Up et Global Data, le marché mondial des produits d’occasion doit passer de US$ 24 milliards en 2018 à US$ 51 milliards en 2023. La Deutsche Bank confirme ces chiffres, avec un marché de la 2nde main estimé à € 22 milliards de revenus en 2018, dont 25 % réalisés en ligne. « Les pays matures comme la France et le Japon sont les acteurs dominants dans l’occasion, et ceci dans toutes les catégories », observe Francesca Di Pasquantonio, Directrice de Recherche pour la Filière Luxe à la Deutsche Bank. Mais chaque pays a ses particularités. Si au Japon, les services de location sont parmi les moins développés du monde, ils sont très en avance en Chine avec les plateformes de location de vêtements haut de gamme YCloset et MSParis – la demande chinoise étant axée sur l’unicité et la nouveauté. Au niveau mondial cependant, la location semble avoir moins d’avenir que la revente, hormis pour des catégories très spécifiques (vêtements de cérémonie…)