Aux États-Unis, l’inflexion d’une politique passe aussi par le jeu des nominations à la tête des agences fédérales qui interprètent les règles existantes ou adoptent des règlements d’application. Faire basculer une majorité, le cas échéant en faveur des représentants républicains, permet de détricoter ce que l’équipe précédente a fait. Depuis son accession au pouvoir, le 20 janvier, Donald Trump a adopté une batterie de décrets portant de nouvelles nominations à des postes clés. Dans le domaine des relations du travail, il a notamment remplacé les présidents du National Labor Relations Board (NLRB, le régulateur des relations syndicales) et la Commission en charge de l’égalité des chances (EEOC) qui ont développé ces dernières années des décisions jugées par les Républicains comme anti-business. Si on ajoute à cela le nouveau ministre du Travail réputé très hostile aux syndicats, inutile de dire que des changements majeurs se profilent aux États-Unis également dans le champ du travail.
Donald Trump a remplacé l’actuel président « pro-syndicat » Mark Pearce par Philip Miscimarra, qui était jusque-là le seul membre républicain du board de l’agence. Pearce occupait le poste depuis 2011, mandat marqué par une vague importante de décisions facilitant l’implantation syndicale.
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