Italie : les jeunes de la CGIL ont donné le coup d’envoi à la nouvelle campagne « Des droits, pas de mots »

Le ton a été donné par une flash mob réalisée au centre de Rome dans la matinée du 24 octobre, où des jeunes militants en habit de cuisiniers ont sorti d’une casserole et distribué aux passants des mots contenant des phrases résumant les engagements non tenus en matière d’emploi des jeunes: des « pitances » que les jeunes ne sont plus disponibles à avaler, car « avec les mots on ne mange pas ». Dénonçant la précarité de la condition des jeunes, expulsés « par millions » du marché du travail à cause de la crise, et fortement touchés par les coupes budgétaires du gouvernement, la campagne veut « libérer les nouvelles générations du chantage qui les oblige à être disponible à tout pour travail ». Ils demandent que soit fait le ménage dans la « jungle » de typologies contractuelles, pour établir que le CDI  soit  «la forme ordinaire du travail », avec l’autorisation des contrats temporaires seulement de maniere  exceptionnelle et pour une durée maximale de 36 mois. Ils veulent également supprimer les « contrats-arnaque » du «travail jetable » (du job on call aux chèques emploi, en passant par le staff leasing et les faux emplois autonomes, telles les collaborations occasionnelles et sur projet). Ils demandent également que le seul contrat possible alliant travail et formation soit l’apprentissage, le stage devant uniquement concerner ceux qui viennent de terminer leurs études et durer plus de six mois, ni remplacer le travail salarié. Ils demandent également la garantie des droits et un « remboursement » mensuel d’au moins 400 euros. De plus, pour garantir les amortisseur sociaux aux précaires,  plus explosés au chômage, les jeunes réclament la réduction du critère de la durée de la cotisation, et l’extension de l’indemnité de chômage aussi aux contrats de travail « autonome » en cas de perte de revenu du commanditaire principal ou de plusieurs commanditaires. Enfin, les jeunes de la CGIL prônent l’extension des droits syndicaux à tous les travailleurs de l’entreprise, indépendamment de leur typologie contractuelle, et revendiquent notamment le droit d’élire les Représentations Syndicales Unitaires (RSU), de tenir des assemblées, de voter les accords, de s’inscrire au syndicat et de compter dans le calcul de la représentativité de celui-ci.
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ipal ou de plusieurs commanditaires. Enfin, les jeunes de la CGIL prônent l’extension des droits syndicaux à tous les travailleurs de l’entreprise, indépendamment de leur typologie contractuelle, et revendiquent notamment le droit d’élire les Représentations Syndicales Unitaires (RSU), de tenir des assemblées, de voter les accords, de s’inscrire au syndicat et de compter dans le calcul de la représentativité de celui-ci.

Planet Labor, 26 octobre 2011, nº 110650 – www.planetlabor.com

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