L'annonce de la fermeture de VW Forest n'est pas sans rappeler celle de Renault Vilvorde de 1997 qui avait aboutit quelques années plus tard à l'adoption de la directive instituant un cadre général pour l'information et la consultation des travailleurs. Cette fois, l'affaire VW Forest pourrait inciter la Commission a rendre plus visible ses interventions sur les dossiers de restructuration voire à remettre sur le métier la révision de la directive sur les comités d'entreprise européens. (Réf. 061249)
La façon dont la Commission européenne a géré l’annonce par le constructeur automobile allemand Volkswagen de la restructuration de son site belge de Forest, près de Bruxelles, donne des indications sur la façon dont elle entend se positionner sur ce type de dossier, sur ses attentes vis-à-vis des entreprises et sur les initiatives qu’elle pourrait prendre pour valoriser son action.
- Informer la Commission. C’est le premier grief fait par la Commission à Volkswagen. Dans un courrier du 30 novembre 2006, le commissaire européen en charge de l’Emploi et des Affaires sociales, Vladimir Spidla, a exprimé sa déception au président du directoire de Volkswagen, Bernd Pischetsrieder, concernant le fait que lui-même et ses services n’ont pas eu connaissance préalablement et de façon informelle du projet de restructuration du site de Forest, comme cela se pratique habituellement lorsque d’importantes restructurations sont envisagées.
Vous avez une information à nous partager ?