Digitalisation, innovation et culture ; révolution verte ; infrastructures pour une mobilité durable ; instruction et recherche ; inclusion et cohésion ; santé : telles sont les six missions définies par le Plan national de reprIse et de résilience (PNRR) adopté par le conseil des ministres italien le 24 avril, au terme d’exténuantes négociations avec la Commission européenne. Le plan entend affronter certains problèmes structurels de l’économie transalpine, dont la faible place des femmes et des jeunes sur le marché du travail. L’Italie sera la plus importante bénéficiaire du dispositif européen pour la reprise et la résilience, avec 191,5 milliards d’euros à investir entre 2021 et 2026. Le PNRR sera présenté au Parlement en début de semaine et envoyé à Bruxelles avant la date-butoir du 30 avril.
Un pays à la traîne. Comme l’a rappelé le président du conseil Mario Draghi dans son préambule, « la crise s’est abattue sur un pays déjà fragile du point de vue économique, social et environnemental ». L’Italie frôle les 120 000 morts de Covid-19 et le PIB a chuté de 8,9% en 2020 contre une moyenne européenne de 6,2%, alors que d’importants retards s’étaient déjà accumulés dans les dernières décennies.
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