Maisons du Monde a publié € 73 millions de revenus B2B en 2022. Quelle est votre ambition pour 2023 ?
Maisons du Monde est actif dans le B2B depuis 14 ans, mais nous sommes en train d’opérer un virage. Si l’an dernier, les clients pros représentaient 6 % de la GMV, la croissance est quasiment de 20 %, ce qui devrait nous amener à près de € 100 millions en 2023 en B2B. Pour schématiser, je dirais que ces € 100 millions se sont construits essentiellement via des appels entrants. Mais aujourd’hui, les pros sont devenus un relais de croissance évident. On attend, cette année, une croissance plus importante sur le B2B que B2C. Et si on arrive à faire x2 ou x3 d’ici à 2026, on aura réussi notre défi. Ce virage va se traduire par des investissements chez nous.
Pourquoi les clients pros progressent-ils, alors que les particuliers réduisent leur niveau de consommation ?
Les acteurs B2B ont de grands besoins d’équipement depuis la fin du Covid, qui sont décuplés par les réseaux sociaux et un besoin de se différencier de leurs concurrents. A la sortie du Covid, il y a eu ralentissement très net de la consommation des particuliers sur les catégories non essentielles. Combiné à la hausse des coûts de frêt (Maisons du Monde a un modèle de produits encombrants venus d’Asie, NDLR), à notre modèle d’achats en dollars et aux effets du taux de change, les volumes B2C ont été impactés très rapidement.
Maisons du Monde a une marketplace depuis 3 ans. Est-ce un prérequis indispensable pour aller chercher les clients pros ?
Pour nous, c’est étroitement corellé, car le marché du meuble est normé. Chaque pays est doté d’un cadre normatif très strict pour l’usage intensif en B2B (normes de qualité pour les verres dans la restauration, normes anti-feu, usage intensif, etc.).