« Pour moi, la meilleure expérience de paiement, c’est quand il n’y en a pas, explique Jean-Bernard Della Chiesa, Directeur Innovation chez l’enseigne de lingerie Undiz. C’est celle d’Uber, où le paiement est immédiat et dématérialisé ». Dans le langage commun, le paiement est surnommé « la douloureuse ». Selon Ziv Carmon, professeur de marketing à l’Insead, « Payer reste un moment douloureux et la seule idée de faire la queue debout ou en ligne, génère de l’anxiété ».
En termes d’innovation paiement, la Chine mène la course en tête» avec WeChatPay et Alipay, systèmes de cagnottes de paiement intégrées dans des applications de messageries mobiles. Pour Thierry Garnier, patron de Carrefour-Chine, « Ces modes de paiement, inexistants il y a deux ans, pèsent aujourd’hui 21 % de notre CA total et augmentent de 2 % à 3 % chaque mois ». « La raison pour laquelle les Chinois ont adopté WeChatPay et Alipay n’est pas qu’ils aiment scanner des QR codes, observe Christian Deger de la société Payworks. C’est qu’ils passent leurs journées sur l’application WeChat donc il est naturel pour eux de payer ici ».