SYNTHÈSE
Le contexte
Le secteur des paiements, historiquement accaparé par les banques alliées à des prestataires de services de paiement (PSP) comme Worldline ou Ingenico, a subi une profonde transformation ces dernières années. De nouveaux entrants ont afflué avec des solutions packagées ou au contraire, hyper-segmentées, intégrables facilement via des API, et des tarifications simplifiées. Outre le segment des PSP, d’autres s’attaquent aux terminaux de paiement, au prélèvement ou encore au paiement fractionné. Tour d’horizon des nouvelles forces en présence.
Enjeux
- PSP : Stripe et Adyen changent la donne
Traditionnellement, les e-commerçants souhaitant gérer des paiements en ligne devaient souscrire un contrat de Vente à Distance (VAD) avec une banque acquéreuse puis faire appel à un PSP pour gérer le « processing ». En arrivant avec des solutions plus chères mais “full-service”, intégrant à la fois le processing et le collecting ainsi que des services associés (réconciliation, KYC), Stripe et Adyen ont bousculé le marché. Surtout, ces acteurs technologiques ont rapidement intégré de multiples solutions de paiement (PayPal, Alipay) dans de nombreux pays, et ont mis en avant des solutions APIsées déployables en quelques instants. D’autres ont suivi leurs traces, comme PayPlug, racheté en 2016 par Natixis, par exemple.
Pour se différencier sur un marché de plus en plus concurrentiel, certains acteurs se sont positionnés auprès des plateformes de crowdfunding et des marketplaces, comme Lemonway ou Mangopay, filiale d’Arkéa.